Moins connu que la fraude « au président », l’arnaque « à la nigériane » est tout aussi dangereuse.

En 2016, Interpol a arrêté un homme soupçonné d’avoir utilisé l’arnaque « à la nigériane » et piégé des centaines de victimes pour un montant supérieur à 53 millions d’euros.

Cette arnaque au mail, aussi appelé fraude 419 ou scam 419, en lien avec le numéro de l’article du Code pénal nigérian sanctionnant ce type de fraude, peut provoquer un préjudice financier important.

A quoi correspond cette arnaque ?

Qu’est-ce que l’arnaque « à la nigériane » ?

Cette arnaque se déroule par internet et surtout par mail

Dans le dossier précité, un mail était envoyé à grande échelle, à des centaines de milliers d’adresses mail. Le discours est bien rodé, bien écrit sans faute.

L’expéditeur de ce mail se fait passer pour un prince ou un riche héritier désirant sortir une certaine somme de son pays. Et pour cela, il lui faut de l’aide, contre rétribution bien évidemment.

Il existe deux demandes possibles :

  • Avance de frais

Ce prétendu prince ou riche héritier, va vous demander d’avancer les frais pour faire passer ce transfert comme légal.

Cela concerne les frais d’avocat pour réaliser les papiers du transfert, puis les frais de douanes, financer des taxes fiscales voire des frais de change.

Bref tout ce qui peut être en lien avec un tel transfert.

  • Numéro de compte

Dans ce cas-là, cette même personne à la fausse identité, va vous proposer de verser directement l’argent sur votre compte bancaire. Pour cela, il lui faut vos numéros de compte bancaire ainsi que votre pièce d’identité pour confirmer votre nom et prénom.

Une fois ces documents transférés, cette personne va usurper votre identité et vider votre compte bancaire plus ou moins rapidement.

Dans les deux cas, l’argent va disparaitre ainsi que l’expéditeur du mail.

Nous pourrions penser que cette arnaque est trop grosse pour tomber dedans, mais elle est envoyée à des centaines de milliers de personnes. Dans ce lot, il y a des victimes qui mordent à l’hameçon.

Comment faire ?

Les arnaques par mail sont de plus en plus présentes. Que ce soit « à la nigériane » ou en se faisant passer pour un organisme public, comme la Sécurité sociale, qui vous doit de l’argent.

Ces personnes ont beaucoup d’imagination pour écrire ces mails. Certains se voient tout de suite, pour d’autres il faut être plus averti pour les reconnaître.

Des fautes d’orthographe ou de grammaire, des tournures de phrase bizarres, voici les fautes classiques qui peuvent mettre la puce à l’oreille.

Lorsque le mail est parfait et que le destinataire doit se connecter à un site, vérifier que les autres pages du site, dont celles des mentions légales, existent, est une bonne manière de constater si le site est vrai ou non. Quand il s’agit d’un organisme public, ne pas suivre le lien, mais se connecter manuellement au site soi-même.

Pour les particuliers comme pour les professionnels, les conséquences financières peuvent être importantes.

Dans le cadre d’une société, les employés peuvent recevoir ce type de mail. Il faut donc prévenir de ces arnaques et sensibiliser toute l’équipe. Cela est possible grâce à des formations.

Le pôle Cyber & Investigations, créé par l’association de Shadow Moses, spécialisée dans la cyber-sécurité, et DLP Investigations, agence de détectives privés, vous proposent de vous sensibiliser vous et votre équipe pour lutter contre les menaces internes mais aussi externes.

L’agence DLP Investigations et sa gérante Delphine de La Porte vous conseillent et vous accompagnent dans vos dossiers.
N’hésitez pas à nous contacter grâce au formulaire de contact.